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 Hommes Sweet Hommes

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MessageSujet: Re: Hommes Sweet Hommes   Sam 16 Déc - 20:29

doukellestlaporte ?

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MessageSujet: Re: Hommes Sweet Hommes   Dim 25 Mar - 10:53

voilou mon trailer pour cette fic !!

http://www.megaupload.com/?d=IG85FDOZ

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MessageSujet: Re: Hommes Sweet Hommes   Dim 2 Sep - 10:56

Merci pour vos reviews ! Et désolée pour l’attente, je sais même pas combien de fois j’ai recommencé ce chapitre…

Explications pour ce début de chapitre : j’exècre l’espagnol à un point inimaginable (je sais pas comment j’ai fais pour avoir la moyenne au bac).

Certaines parties ne semblent pas servir à grand-chose, mais j’essaie d’établir l’univers de Lorne, qui est un personnage peu développé, alors ne vous énervez pas…


o°o

Quelques fois, je ne comprends pas les dirigeants d’Atlantis, en particulier Weir. D’accord, l‘expédition est internationale, multiculturelle, bref, une quinzaine de pays sont représentés, tous réunis par une seule et même merveilleuse langue commune : l’anglais. Bon, ça c’était au départ. Il est malheureusement arrivé du Dédale une cargaison de militaires espagnols, parlant anglais comme…comme…ben oui, comme une vache espagnole ! Et étant donné que Sheppard n’est pas très branché langues étrangères, et que je suis son bras droit…J’en ai marre, il me refourgue toujours les taches les plus ingrates : l’administration, le classement des rapports de mission, la gestion de l’équipement, l’accueil des petits nouveaux…

Alors pendant que monsieur s’amuse en mission avec Baloo, Boule de graisse et Barbie Chevelure des îles, je me tape tout le boulot qu’il est censé faire. La vie est injuste !

-Soy el commandór in segundo de la expedicìon y va a…a…montrar las…quartiers personnels…bégayais-je tant bien que mal. Il est marrant le Sheppard, j’ai pas fait d’espagnol depuis le lycée moi !

-¿ Donde ?

-Oui, donde, c’est ça…quartier personnels…va a montrar los dondes…

Devant l’air d’incompréhension générale, l’idée de me jeter par la baie vitrée à proximité m’effleura. Un des militaires posa sa main sur mon épaule et me chuchota sur le ton de la confidence que s’ils ne parlaient pas très bien l’anglais, ils le comprenaient parfaitement et que j’étais en train de me ridiculiser.

Ravalant mon humiliation et le rouge qui me montait aux joues, je leur montrais le chemin du bras.

o°o

-Wharf.

-Si.

Là au moins on se comprend. On dit que les espagnols ont le sang chaud, et en l’occurrence on a raison. Javier -ou serait-ce Enrique ? Je suis d’un cliché…- est en passe de devenir une adresse quatre étoiles à mon guide Michelin personnel. Je le regarde attentivement alors qu’il est allongé à coté de moi, sa poitrine recouverte de poils se soulevant irrégulièrement. Mouais, il a plutôt une tête à s’appeler Julio ou Antonio.

-Cúal es tu nombre ?

Je n’en reviens pas, j’ai encore des notions d’espagnol après qu’il m’ait épuisé et grillé le peu de neurones qu’il me restait.

-Jonathan, me répond t’il en me lançant un regard qui demande pourquoi ça m’intéresse.

D’accord, comme nom typique on fait mieux, il faudrait que j’arrête de me faire des petits paris intérieurs.

-Me llamo Stephen.

-Je connais votre nom, j’ai quand même une vague notion de qui va me commander ici, me dit-il d’un ton moqueur.

Décidément, ce n’est pas ma journée.

Le type se lève et emporte le drap avec lui en le nouant autours de sa taille, me laissant grelotter, recroquevillé sur le lit. Mon lit. Je me sens comme une vielle pute dans ses moments là.

-Je vais prendre une douche, dis-je nonchalamment, les bras serrés autours de ma taille afin de me réchauffer, ou plutôt de me redonner une contenance. C’est fou ce qu’on a l’air bête quand on est nu et inoccupé.

Il approuve dans un grognement désintéressé, plié en deux à la recherche de ses vêtements. Je m’apprête à fermer la porte de la petite salle de bain quand il m’interrompt.

-Vous êtes le seul ici ?

-Le seul quoi ?

-Gay.

Je ne parviens pas à réprimer un sourire.

- Non, on est une bonne vingtaine en tout, lui dis-je avec un clin d’œil entendu.

-C’est dangereux pour vous de faire ça, me répond t’il plus gravement.

-Mon sort est entre les mains de l’administration, j’ai de bonnes raisons de croire qu’ils sont au courant. J’ai plus rien à perdre.

Pourquoi je suis aussi amer ? Ca ne me ressemble pas.

Il finit de s’habiller et s’en va, tandis que je me tiens bêtement à l’embrasure de la porte, perdu dans mes pensées.

Et si ce que je venais de dire était vrai ? Si vraiment je n’avais plus rien à perdre ?

Et là, je pense à Carson. J’ai trop souvent fantasmé sur des scénarios plus débiles et érotiques les uns que les autres, où par exemple j’étais rapatrié de force sur le Dédale et qu’il arrivait en courant pour m’embrasser et me dire qu’il m’aimait. Ou que j’étais incarcéré dans une de ces prisons qu’on ne trouve que dans les James Bond, qu’il arrivait pour me soigner et que ça dérapait. Que je le tirais in extremis des griffes d’un psychopathe local et qu’il m’en était éternellement reconnaissant. Ou encore que c’était moi qui allais le voir à l’infirmerie pour lui dire que je l’aimais.

C’était à cette dernière version de notre histoire d’amour idyllique que je pensais. Si je n’avais vraiment plus rien a perdre, peut être cela valait-il le coup d’essayer… Marcher doucement vers l’infirmerie, avec les jambes en coton et le cœur qui s’emballe, mes pas qui résonnent dans le couloir, l’infirmerie vide, lui en train de trier des dossiers, l’air fatigué, les traits tirés, moi qui arrive derrière lui et lui caresse la nuque, lui qui se retourne et me regarde avec cet air un peu naïf qui le rend si craquant, moi qui me penche et l’embrasse doucement, je lui dit que je l’aime, il me répond que lui aussi et…et…

Merde, je n’y arriverais jamais. Et puis de toute façon, il ne m’aime pas. Il ne me remarque même pas. Il n’a d’yeux que pour McKay, parce que lui c’est le genre de type qu’on remarque. McKay ne passe pas inaperçu, lui. Ce n’est pas un gentil garçon, au physique agréable mais sans plus, que tout le monde aime bien mais sans plus. Parfois j’ai l’impression d’être invisible, je suis Monsieur Tout le Monde, avec mes secrets et mon hypocrisie. Le gendre idéal, le voisin idéal, le copain comme ça, sans plus, l’idéal de la connaissance. Mais m’avoir comme amant ? Quelle horreur ! C’est vrai, je manque tellement de saveur…

Pourquoi Beckett voudrait de moi ? Lui est comme un plat exotique, avec son accent et ses gestes tendres, sa gentillesse et son physique si particulier.

Et puis il n’est pas comme moi, lui. Il est digne et romantique. Il ne couche pas avec le premier venu. Il ne s’abaisse pas à faire le genre de truc que je fais. Il ne se dit pas cinq minutes après l’avoir fait : « oh merde, j’ai oublié les capotes ».

C’est vrai, je devrai faire plus attention. On a appris au militaire qui est en moi à survivre, mais le pauvre petit pédé malheureux, lui, joue à la roulette russe avec son corps. Ces types ont étés examinés par Beckett, mais je ne sais même pas si être HIV positif ou une autre connerie dans le genre est rédhibitoire ici. En plus je ne compte même pas les MST alien qu’on peut trouver par ici.

Je décide de prendre une douche avant d’aller me faire examiner à l’infirmerie. Mon toubib adoré comprendra, j’en suis sur, même si je risque d’avoir droit à un sermon. Et peut être qu’alors j’aurais la force de lui avouer l’inavouable. Ou peut être pas, j’ai une étonnante capacité à me dégonfler. Et à être cynique, surtout en ce moment, je vois tout du mauvais coté, à m’écouter j’ai attrapé le SIDA, je mourrai célibataire et je vais me faire virer dans les jours qui viennent, le tout avant d’avoir eu la chance de fêter mes 30 ans. La semaine prochaine.

Réflexion faite, c’est peut être à cause de ça que je déprime…

o°o

Des reviews ?

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MessageSujet: Re: Hommes Sweet Hommes   Ven 4 Avr - 11:09

o°o

Désolée de ne pas publier plus souvent, j'aime bien cette fic mais en général j'oublie tout simplement de publier ce que je viens d'écrire XD Merci de votre patience...

o°o

Je suis bizarre. Je fais le même métier que Rambo, GI Joe et toutes ces caricatures de militaires aux gros bras, et pourtant quand je me regarde dans un miroir, mon seul point commun avec eux ce sont mes dog-tags. Et un pénis, cela va sans dire, quoique. Quand j'étais gosse j'avais été scandalisé en regardant entre les jambes de mon GI Joe Conquête de l'Espace pour y trouver exactement le même attirail que ceux des Barbie de ma cousine, c'est-à-dire rien du tout.

Alors bon, maintenant je sais que GI Joe est une poupée, et que comme toutes les poupées il a un potentiel reproductif limité, surtout avec Barbie. Qui est plus grande que lui. Mais je me souviens avoir été choqué en découvrant vers l'age de 10 ans qu'il y avait des femmes dans l'armée. Je me souviens aussi de la réaction de mon père : « Hey ouais, des femmes. Et pourquoi pas des pédés tant qu'on y est ! ». Mon père n'était pourtant pas particulièrement homophobe. Il était juste comme tout le monde. Et puis il était républicain. Et comme tout le monde, malgré son patriotisme, il ne me voyait pas du tout dans l'armée. Plutôt dans le droit, ou peut être dans la finance. Un truc qui nécessite un costume trois pièces et dix ans d'études.

Alors quand je m'étais engagé, ils avaient tous eu la réaction du « ça lui passera » et du « il va pas tenir cinq minutes, lui qui est incapable de faire un footing ». Mais j'avais signé malgré tout, ignorant sciemment les petites lignes (le DADT et la loi de non fraternisation...avec le bol que j'avais j'allais sûrement tomber éperdument amoureux de mon supérieur hiérarchique) et mettant un point d'honneur à ne pas m'écrouler aux entraînements un peu trop physiques pour mon corps de provincial un peu trop nourri par maman. Mes parents s'étaient vite rendus compte qu'en fait, leur fils était quand même vachement séduisant en uniforme et que son apparente paresse s'était évanouie, laissant place à des séances de pompes sans fin. Ils étaient loin de se douter qu'en fait j'étais dans ma période « le culturisme, c'est beau » et que j'essayait vainement de ramener quelqu'un lors de mes sorties en boite du week-end. Je logeais alors chez ma grand-mère, une peureuse compulsive incapable de fermer l'œil sans quelqu'un d'autre qu'elle dans sa maison à veiller aux cambrioleurs. Je l'aimais beaucoup Mamie. Elle était la seule de ma famille à me comprendre, et je pense qu'elle savait. Elle m'avait vu une fois rentrer tard le soir avec un type couvert de piercings, alors que j'avais bafouillé que c'était un copain, juste un ami de passage qui ne savait pas où dormir cette nuit là. Elle avait fait semblant de me croire, mais elle n'était pas dupe Mamie... Et elle n'a jamais rien dit à personne, emportant son secret dans sa tombe. C'est sa mort qui m'a convaincu de rejoindre l'expédition, je n'avais plus à prendre soin de personne.

Quelques fois je rêve d'elle. La plupart du temps elle se contente de me traiter de con, arguant que si elle était à ma place elle se serait déclaré à Carson depuis longtemps. Elle dit qu'elle le trouve sexy, et je suis forcé de constater que ce n'est pas elle qui parle, mais la partie réaliste de mon subconscient. D'autres fois, je crois l'entendre chanter dans la cuisine, en préparant des pancakes. Elle faisait les pires pancakes de toute la galaxie, elle les laissait bruler dans l'huile à chaque fois, de vrais morceaux de charbon tiens ! Quelques fois l'odeur de brûlé me manque...

Je m'asperge d'eau de toilette. Un seul mot me trotte dans la tête à présent : Carson. Il me trotte aussi ailleurs mais comme souvent j'essaie d'arrêter d'y penser. J'ai rarement vu quelqu'un d'aussi sexy que lui. Enfin, sexy pour moi, chacun ses goûts, mais personnellement je le trouve adorable. Pas trop maigre ni trop gros, pas trop grand (en même temps vu ma taille mieux vaut éviter les basketteurs), musclé, avec un regard...et une voix...Brrr.

Je me secoue devant mon miroir comme un chien mouillé pour essayer de me changer les idées. Beckett est un homme très excitant, et le fait qu'il soit plus gay qu'une pendule hawaïenne me rend nerveux à un point...

Evidemment, le fait que j'aille le voir pour faire un test HIV casse un peu l'ambiance. Ca fait un peu « bonjour, je suis une Marie couches toi là et j'ai fais une connerie. Au fait, je vous aime, ça vous dérangerai qu'on couche ensemble dans l'entrepôt à médicaments ? ». Avec 90 pourcent de chance qu'il me réponde que ça le dérange en temps normal, alors là je n'ose même pas y penser.

Quand j'arrive à l'infirmerie, il n'y a personne et ça arrange bien mes affaires. Je toque doucement à la porte de son bureau et son accent à couper au couteau me répond d'entrer. J'aime son accent. Enfin, avant de l'aimer lui je trouvais que ça faisait très paysan d'une contrée reculée, mais maintenant chaque mot prononcé avec cet accent là me met dans un état dangereusement proche de l'orgasme.

-Oh, Major ! M'accueille t'il, apparemment ravi de me voir. Qu'est ce qui vous amène ?

Euh, je vais quand même pas crier avec un mégaphone partout dans la cité que j'ai couché avec un de mes subordonnés en oubliant de prendre mes précautions !

-Vous êtes tout seul ici ? Dis-je en entrant dans le petit bureau, innocemment lieu de tous mes fantasmes. Enfin, pas tous, juste la plupart.

-Oui, mais si vous voulez plus de confidentialité vous pouvez commencer par fermer la porte.

Je suis un idiot finit...

Une fois la porte fermée et mon généreux postérieur assis sur une chaise en face du bureau de Beckett, je me demande comment formuler un truc pareil.

-J'ai euh...eu des rapports sexuels non protégés.

Ben voilà, ça c'est fait, maintenant il ne voudra plus jamais de moi.

-Avec un alien ? Me demande t'il en se penchant vers moi.

C'est déjà bien, il se souvient que je suis gay et se rappelle de mon grade, avec un peu de chances il connaît mon prénom.

-Non, quelqu'un de l'expédition. Quelqu'un qui vient de la Terre, pas Ronon, je m'empresse d'ajouter.

-Et vous voulez faire un test de détection du virus du SIDA et des principales MST ?

-Oui, dis-je dans un souffle, soulagé.

Il me regarde un instant, et je vois un rictus se former peu à peu sur ses lèvres. Il ressemble à un serial killer comme ça, et cela me pousse à me demander si l'homme de ma vie n'est pas un sadique dissimulé sous un déguisement de gros nounours.

-Qu'est ce qu'il y a de si drôle ?

-Oh, rien, me répond t'il nonchalamment, mis à part le fait que personne ne porte de maladie grave dans cette expédition. Un contrôle est fait à chaque retour de mission, et tous les mois pour le personnel civil.

-Il y a des MST bénignes, et je voudrais bien savoir si...

-Les MST bénignes sont traitées tout de suite Major. Vous n'avez pas à vous inquiéter, me rassure t'il dans un sourire. Mais si vous voulez absolument que je vous fasse une prise de sang, nous pouvons toujours en faire une.

Ravalant mon humiliation, je me lève doucement et m'apprête à sortir. Génial, maintenant je resterai à jamais aux yeux de Carson l'idiot finit même pas fichu de se tenir au courant des protocoles sanitaires... Et en plus, je viens de lui avouer que j'ai la vie sexuelle d'un bonobo lubrique.

-Major ! Me rappelle t'il alors que ma main allait passer devant le mécanisme d'ouverture de la porte. Evitez tout de même ce genre de comportement, si vous faites ça sur Terre ça pourrait vous causer plus de problèmes.

-Vous parlez d'expérience ? Dis-je avec une pointe d'ironie dans la voix en me retournant pour voir sa réaction.

Il se met à rougir et jette ses yeux sur les fiches médicales traînants sur son bureau pour éviter d'affronter mon regard.

-Bien sur que non, je suis médecin et...

-Une erreur de jeunesse ça peut toujours arriver. Il doit bien y avoir des imprudents dans les écoles de médecine.

Le taquiner est loin de me déplaire, et puis je me venge quelque peu de ses moqueries de tout à l'heure.

-Je ne vois pas de quoi vous parlez, bafouille t'il en tripotant un de ses crayons.

Je m'approche doucement de son bureau et m'appuie dessus afin de le regarder dans les yeux. Mon cœur bat la chamade et j'ai les jambes en coton, mais après tout je suis militaire. Je dois réussir à dissimuler mon émotion.

-Je vous vois bien avoir une jeunesse sauvage, vous ne payez pas de mine comme ça mais je suis sur que plus d'un interne est passé dans votre lit.

-Je vous en prie ! Me réprimande t'il, l'air choqué. Premièrement ça ne vous regarde pas et...

-Et vous rougissez.

-J'ai un peu chaud, et ça n'est pas le problème.

Un petit sourire contenté se dessine sur mon visage et je me rapproche encore plus de lui, savourant son embarras.

-C'est moi qui vous donne chaud ?

-Major ! Proteste t'il au bord du bégaiement, je suis en service !

-Et c'est contre votre politique d'avoir chaud pendant votre service ?

Sa bouche s'ouvre et se ferme sans qu'aucun mot n'en sorte. Je regarde un moment ses lèvres, puis l'embrasse sans crier gare.

Jésus Marie Joseph, depuis le temps que j'en avais envie ! Ses lèvres sont douces et moelleuses, et je ferme les yeux afin de profiter du moment.

Bien sur, le fait qu'il ne proteste pas tient plus de la surprise que d'autre chose, mais je décide d'en tirer partit et de l'embrasser longtemps et fort, principalement parce que je n'ai pas envie de voir sa réaction une fois que je l'aurais relâché.

Finalement, j'arrête d'essayer de franchir le barrage de ses lèvres avec ma langue quand je constate qu'il est raide comme la pierre. Et quand je dis ça, je parle de ses lèvres et des muscles de son visage, pas de la partie de son anatomie qui m'intéresserait particulièrement. Une petite voix dans ma tête me dit que j'ai raté mon coup.

-Désolé doc. Je n'aurais pas du faire ça.

C'est à mon tour d'être mort de honte. Pitié, faites qu'il ne porte pas plainte pour harcèlement sexuel...

-Non, en effet, me dit-il en baissant les yeux.

Mon dieu, qu'est ce qui m'a prit ? Je n'étais pas assez dans la merde comme ça, il fallait encore que j'en rajoute ? Allez Steph, remets-en une louche !

-Ecoutez Lorne, murmure t'il en adoucissant sa voix, vous êtes quelqu'un de gentil et honnêtement je vous trouve très séduisant mais je...ça ne marche pas comme ça.

-Je suis désolé, c'est juste que quand vous êtes dans la même pièce que moi j'ai l'impression d'avoir avalé toute une boite de Viagra et...

Son visage se décompose et il se remet à rougir. Je suis vraiment désespérant, il faut que j'arrête de parler. Et pourtant j'ai l'impression de ne plus avoir le contrôle de ma parole, mon cerveau marche tout seul.

-Vous me faites totalement perdre mes moyens Carson, quand vous êtes là j'ai l'impression d'être le dernier des idiots, et je dit n'importe quoi, et une fois sur deux je me casse la figure et...et...je suis désolé de vous avoir embrassé mais j'avais tellement envie de vous que je...non, oubliez ce que je viens de dire, s'il vous plait !

Oh, ce n'est pas vrai, je ne vais pas me mettre à pleurer ?! Qu'est ce que j'ai mangé ce matin et qu'il ne fallait pas ?

Lui a les yeux écarquillés et ne sais visiblement plus où se mettre. Je me sens nul de lui infliger ça.

-Il vaut mieux que je sorte. Je suis vraiment désolé.

Je m'enfuis lâchement alors qu'il est toujours sous le choc et que l'idée de me frapper ne lui a pas encore traversé l'esprit. Ma vie est fichue.

o°o

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